26.7.08

Lettre à Son excellence Monsieur le Président...*



"…Imaginez une ville aux limites infinies, avec des voies de circulation larges comme la mer. Imaginez dans les rues et sur les avenues de cette mégalopole, un flot incessant de véhicules, de vélo cyclistes, de piétons et des colonnes de motards. Maintenant imaginez qu’il n’y ait pas dans cette ville, un seul panneau stop, ni de feux rouge, ni un seul passage à niveau annonçant les trains. Aucune signalétique pour réglementer le code de la route. Rien, zéro ! Évidemment, à l’heure actuelle, ce n’est pas le cas dans les grandes villes, mais Monsieur le Président, pourriez-vous imaginer les embouteillages monstres et la pagaille qu’une absence de signalétique routière provoquerait non seulement sur nos routes, mais aussi dans la tête des gens qui emprunteraient des routes ainsi dépouillées ? Or il se trouve qu’en matière de sensibilisation et de prévention contre le VIH/Sida dans le monde entier, c’est exactement cette situation qui prévaut aujourd’hui et cela, quel que soit le pays. D’un point de vue psychologique, il n’y a pas d’indicateurs in-situ, aidant les populations à prendre la bonne décision au moment opportun pour se protéger contre cette pandémie.

Je m’explique : les inventeurs du code de la route, ayant compris que le sens de la responsabilité de chacun ou la connaissance théorique du code ne suffisait pas pour se prémunir efficacement contre les dangers routiers, ils ont par conséquent, créé une signalétique spécifique, des panneaux placés in-situ afin de rappeler aux automobilistes et aux piétons la bonne décision à prendre dans un contexte précis (ou du moins les incitant à redoubler de vigilance au moment où ils sont tentés de passer outre ces panneaux). Ce qui a eu pour conséquence une réduction considérable des accidents de la route au tournant du 20ème siècle.

Ma conclusion est très simple : si aujourd’hui, il pouvait y avoir une infrastructure urbaine similaire en matière de lutte contre le VIH/Sida, une baisse record de la contamination pourrait être envisageable rapidement en l’espace de 2ans maximum. D’où l’expérience unique au monde actuellement réalisée à Lomé : le projet d’exposition à ciel ouvert des enseignes lumineuses anti-sida in-situ placées aux abords des hôtels, bars, restaurants et de tous lieux fortement fréquentés durant la nuit.
…"



*Ceci est une lettre ouverte de P. Lecalliband, au Chef de l’État datant du 26 juillet 2008. Persuadé qu’il pourrait passer des années à expliquer cette idée aussi simple que efficace en vain, l’artiste décide pour gagner du temps, d’avoir recours à une personnalité influente, capable de l’aider à proposer le projet Clin d'oeil Anti-sida en un minimum de temps partout dans le monde où l'urgence se fait sentir de renouveler la réflexion en matière de prévention anti-sida. Le sempiternel débat "pour ou contre le préservatif" étant vain face à l'ampleur du dégât ! Cette lettre s'adresse à tous les chefs d’État de la planète dont Nicola Sarkozy, Barack Obama, Kgalema Motlanthe ( particulièrement concerné par la question) etc... Lequel d'entre eux réagira en premier ?

1 commentaires:

Anonyme a dit…

un projet unique, essentiel, fédérateur.